Et tout cela prit fin dans un abominable fracas.

# Posté le samedi 10 octobre 2009 15:40

Abîme béant de romance


Au quotidien malicieusement se promène
Dans mon esprit d'humeur follette ou fataliste,
Dans cet éternel marginal que les vents mènent,
L'implacable et lourde énigme existentialiste.


Dans les solitudes morbides qui m'affolent,
Quand des frivolités me mènent au suicide,
Lorsqu'attérée par la faiblesse je m'immole
L'âme maladive et jalouse, au génocide

Des gens heureux, légers en toutes circonstances
Maudis pour leurs grands sourires immaculés,
Les jours sombres, quand tout m'opresse avec constance,
Quand je sens la mort dans mes poumons éclatés !


Dans mes heures de légèretés guillerettes,
Quand mon sourire heureux bannit tout malheur,
Lorsqu'en ce monde vaporeux rien ne m'entête
Que je me sens jeune et libre de toute aigreur,

Quand je vois l'horizon clair et le ciel lointain,
Lorsque je distribue ma joie à tour de rires,
Quand on m'aime car j'aime le tout et le rien
Et que l'espoir déploie en moi tout un empire !


Ainsi, dans mes folles humeurs antagonistes
Un abîme béant, un manque substanciel,
En moi a fait son nid et bruyamment subsiste,
Ah ! J'ai peine à vivre avec ce vide éternel !


Hélas ! Je comble ce trou d'orgies parallèles
Et en ressors abîmée par la damnation !
Je me force à croire à des leurres sensoriels
Et m'embrume de fumées et de dérisions !

Bien que j'aime l'air de ces souples illusions,
Toujours avide je les presse jusqu'aux sangs,
Je m'abuse de leurs douces consolations
Si bien que je me noie dans leur grand océan !


Mais ce trésor, que je vénère plus que tout,
Qui seul pourrait éclipser ce néant scénique
Je l'ai cherché, épuisée, encore et partout ..!
Ne me reste que son musc fantasmagorique.

Amour ! Je te désire depuis si longtemps,
Las ! Offre-moi dans ta bénédiction tes chances,
Ton seul fantôme m'alliène en pantin dément !
Tristan, est-tu malade ainsi que la romance ?

# Posté le samedi 19 septembre 2009 10:49

Tristan III - Elfe contemporain


Je l'ai simplement entrevu, un jour,
Le temps d'une seconde, éternelle.
Sa beauté m'étonna, presque iréelle.
Sa douceur m'émerveillait pour toujours.

Il était un elfe parmi le bruit
De la ville, gracieux de pureté.
Je le voyais sortir de sa forêt
Le temps d'une seconde, éternelle.

# Posté le samedi 19 septembre 2009 10:47

Le rejet

Le rejet
Je saigne de son poignard vif, ensanglanté !
Depuis toujours, au quotidien, à chaque jour,
La solitude et l'indifférence m'entourent.
Méprisée de tous, je perds mon humanité,

La vie et la mort jaillissent de mes pulsions.
A bout d'espoir, force de trop de déceptions,
La misanthropie et la tristesse m'enferment,
Entre haine et envie, je me noie en moi-même.

J'ai la rude sensation qu'obstroient mes veines,
La solitude, la jalousie et la haine.
Ils suffoquent dans mon coeur, me font éclater !
Je souffre de spasmes et ne peux plus respirer !


7/09

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 09:56

Repos dans le malheur - Henri Michaux


Le malheur, mon grand laboureur,
Le Malheur, assois-toi,
Repose-toi,
Reposons nous un peu toi et moi,
Repose,
Tu me trouves, tu m'éprouves, tu me le prouves.
Je suis ta ruine.
Mon grand théâtre, mon havre, mon âtre,
Ma cave d'or,
Mon avenir, ma vraie mère, mon horizon.
Dans ta lumière, dans ton ampleur, dans mon horreur,
Je m'abandonne.

# Posté le samedi 05 septembre 2009 10:35