Ses tristes songes le torturent.
Elle ne cesse de le maudire
Et médire son aventure
N'a que faire des c½urs mourants
De leurs sangs mêlés, leurs enfants.
Il s'évade comme il le peut
Quoi que ces évasions soient vaines,
Dans des paysages choisis
Où personne ne connait rien
De ce qu'il tient de ses aïeux,
De ce qu'il a construit lui-même ;
C'est un plat secours en dépit
D'un fatal ennui quotidien.
Et ce monstre abominable
L'enfonce jusqu'aux noirs Enfers
Elle hurle son hystérie
Méchanceté tant minable
Qui fait office de barrière
Attisant mon plus haut mépris.
Des larmes sèches mais amères
Viennent inonder mes pensées ;
Il y a cette femme triste
En deuil de son sang de sa chair
Et cet homme grand mais brisé ;
Rendus par des maux égoïstes.
