Ronges


Son corps ne cesse de maigrir
Ses tristes songes le torturent.
Elle ne cesse de le maudire
Et médire son aventure
N'a que faire des c½urs mourants
De leurs sangs mêlés, leurs enfants.

Il s'évade comme il le peut
Quoi que ces évasions soient vaines,
Dans des paysages choisis
Où personne ne connait rien
De ce qu'il tient de ses aïeux,
De ce qu'il a construit lui-même ;
C'est un plat secours en dépit
D'un fatal ennui quotidien.

Et ce monstre abominable
L'enfonce jusqu'aux noirs Enfers
Elle hurle son hystérie
Méchanceté tant minable
Qui fait office de barrière
Attisant mon plus haut mépris.

Des larmes sèches mais amères
Viennent inonder mes pensées ;
Il y a cette femme triste
En deuil de son sang de sa chair
Et cet homme grand mais brisé ;
Rendus par des maux égoïstes.

17/06/2008

# Posté le mercredi 18 juin 2008 11:37

Modifié le samedi 05 septembre 2009 11:20

- Inf3kti0n d'aut0mn3

 - Inf3kti0n d'aut0mn3
Sur la sombre voie des âmes crucifiées,
Le train avance, jamais ils ne pourront oublier.
Dans un tas de chair maigre, une mère
Console sa fille appeurée.On entend les rails de fer

Grincer.Les Anges pleurent et prient :
Pour ceux qui sont injustement victimes du mépris,
Pour ceux qui crêvent dans l'indignité,
Pour ceux qui en sont marqués pour l'Eternité.

Et où qu'on aille il y a tout et il n' y a rien
Dans ce long train infernal, serrés on se tient
A 10, 100, 1000 nus dans la chaleur.

On est puni pour ce qu'on n'a pas fait.
Etouffement, Epuisement, la Vie se défait :
C'est la Shoah de Hitler der Fürher...


Inf3kti0n d'Aut0mn3 © - 11/04/08

# Posté le mercredi 18 juin 2008 11:32

Modifié le samedi 05 septembre 2009 11:03

Délivrances



Perdus dans la foule hystérique,
Noyés par les bruits métalliques,
Le corps enivré par l'alcool
On délaisse le stress de l'école,
L'esprit emmêlé de faux rêves
Ces durs jours de pression s'achèvent.
On danse sous la lune claire
Les esprits n'ont plus de barrière,
Les amoureux s'embrassent sur l'herbe.
Libre comme l'air, on se sent des ailes,
La vie est belle nos esprit vides,
On s'endort comme aux origines
L'air comme seule couverture.

mai 2008

# Posté le mardi 17 juin 2008 08:41

Modifié le samedi 05 septembre 2009 11:19

Yeux aveugles


Il est dans un coin seul et recroquevillé
Il a mal et pleure mais seuls les ténèbres l'entourent
Son regard est vide et ses yeux mouillés aveugles :
Il pleure chaque seconde et cela depuis des mois.

Certains le voient heureux : ce n'est qu'une illusion,
Autour de lui les gens sourient donc il imite,
Perdu dans ses pensées, ses pensées le perdent.
Ils s'en doutent mais mieux vaut penser à l'agréable.

...

mai 2008

# Posté le mardi 17 juin 2008 08:40

Modifié le samedi 05 septembre 2009 11:20

Elle


Belle Carmen, tu as charmé tous mes sens,
Etonnante Carmen, tu as envoûté mon âme,
Magnifique Carmen, en moi a surgi une flamme,
Surprenante Carmen, sois mienne et fais-moi ta danse !

Libérée Carmen à la soyeuse peau saine,
Attirante solitaire, accepte d'être mienne,
Exaspérante Carmen, ne me laisse pas seul ici !

Bohémienne, cesse de jouer avec moi, diablesse !
Traîtresse, tu as payé au prix fort tes prouesses !
Brandir un couteau, transpercer ta belle peau ...

Ô seigneur, ô douleur, pourquoi ai-je fait ça ?!
Mes yeux ne voient plus rien, mon c½ur est engourdi :
Tu m'as fait vivre, je t'ai tuée ... Belle Romi.


avril 2008

# Posté le mardi 17 juin 2008 08:35

Modifié le samedi 05 septembre 2009 11:17