Il y a certaines blessures qui ne cicatriseront jamais.

Naguère avec lui je pensais m'entraîner dans d'excentriques et festoyantes soirées, sans la moindre désapprobation, jamais d'artifices. Seule une frénésie nous portant jusqu'au summum du bonheur... Je le pensais être mon ange, mais il a préféré être mon bourreau.
Jamais d'artifices ... Ce grotesque personnage est un artifice lui-même. Mon corps qui auparavant possédait de généreuses sinuosités, est désormais des plus décharnés.
On jette le suaire sur ma nouvelle demeure ébène, ma funèbre existence se termine enfin.


avril 2008

# Posté le mardi 17 juin 2008 08:14

Modifié le samedi 05 septembre 2009 11:14

L'isolement - Alphonse de Lamartine

L'isolement - Alphonse de Lamartine

























Souvent sur la montagne à l'ombre du vieux chêne,
Au coucher de soleil, tristement je m'assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.
Ici, gronde le fleuve aux vagues écumantes,
Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;
Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.
Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon,
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.
Cependant, s'élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs,
Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.
Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N'éprouve devant eux ni charme, ni transports ;
Je contemple la terre, ainsi qu'une ombre errante :
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.
De colline en colline en vain portant ma vue,
Du Sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l'immense étendue,
Et je dis : " Nulle part le bonheur ne m'attend. "
Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé?

Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
Que le tour du soleil commence ou s'achève,
D'un ½il indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur, qu'il se couche ou se lève,
Qu'importe du soleil? Je n'attends rien des jours.
Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts ;
Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire,
Je ne demande rien à l'immense univers.
Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j'ai tant rêvé paraîtra à mes yeux !
Là je m'enivrerai à la source où j'aspire,
Là je retrouverai et l'espoir et l'amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour !
Que ne puis-je, porté sur le char de l'aurore,
Vague objet de mes v½ux, m'élancer jusqu'à toi !
Sur la terre d'exil pourquoi resté-je encor ?
Il n'est rien de commun entre la terre et moi.
Quand la feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !

# Posté le mardi 17 juin 2008 08:12

Modifié le samedi 05 septembre 2009 10:59


Seule, elle erre dans les rues, regard livide.
Imprimé par les douleurs infligées
Son sourire inversé demeure figé :
Ses réserves d'espoir sont désormais vides.

Sa joie de vivre entière s'en est allée
Au travers de toutes ces années passées
Vécues par elle tel une éternité,
Espoirs et rêves ont été balayés

Au fil de ces décevantes découvertes.
"J'ai vécu. Qu'en est-il de ta personne ?
- Moi je vis. Ne m'en raconte pas de vertes."

Autour d'elle elle observe leur attitude.
Ils l'éc½urent. L'attristent. Même lui. Déception.
Non personne ne lui ressemble, certitude.

15/01/2008

# Posté le mardi 17 juin 2008 08:11

Modifié le samedi 05 septembre 2009 11:13

- Bienvenue -

- Bienvenue -
Ce blog traite de poésie.
Tous les textes, sauf précision contraire, sont de moi. Je ne les signe pas car je n'ai pas encore trouvé de pseudo qui me convienne. A mes débuts, je signais "die Dunkelheit", ce qui signifie "l'obscurité", en allemand. Mais peu à peu, j'ai délaissé ce pseudo car il convient à merveille à beaucoup de mes textes, mais pas à certains très personnels, dans lesquels j'écris mes sentiments d'humains.

Bonne visite aux quelques intéressés :)

# Posté le mardi 17 juin 2008 07:46

Modifié le samedi 05 septembre 2009 11:16