Nous nous évadions par un chemin égaré
Vers l'intime liberté qu'offre la nature,
Nos visages adoucis par le printemps frais,
Loin de la ternissante citadine usure.
Nos pas nous menèrent en une nature vierge :
Dans un merveilleux temple de la vie
Où la pureté de chaque élément converge.
Là, l'esprit et le corps serein on se convie.
Nous plongions nus dans l'eau fraîche de la rivière,
Dînions ensemble sous le doux ciel printanier,
C½urs épris en cette florissante clairière
Nous nous adonnions aux fervents plaisirs niés.