Le bain de liberté


Nous nous évadions par un chemin égaré
Vers l'intime liberté qu'offre la nature,
Nos visages adoucis par le printemps frais,
Loin de la ternissante citadine usure.

Nos pas nous menèrent en une nature vierge :
Dans un merveilleux temple de la vie
Où la pureté de chaque élément converge.
Là, l'esprit et le corps serein on se convie.

Nous plongions nus dans l'eau fraîche de la rivière,
Dînions ensemble sous le doux ciel printanier,
C½urs épris en cette florissante clairière
Nous nous adonnions aux fervents plaisirs niés.

# Posté le vendredi 17 avril 2009 12:52

On vit ... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore ... Chaque jour est l'inconscient répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame du rasoir jusqu'à ce que le sang gicle ...

extrait de Hell, Lolita Pille

# Posté le mardi 14 avril 2009 12:54

Il pleure dans mon c½ur


Il pleure dans mon c½ur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon c½ur ?

0 bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un c½ur qui s'ennuie
0 le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce c½ur qui éc½ure.
Quoi ! nulle trahison ? ...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon c½ur a tant de peine!


Verlaine, 1874
Romance sans paroles, ariette oubliées

# Posté le dimanche 12 avril 2009 11:59

Je sais bien que tu veux me fuir ... ne m'aimes-tu plus ?

De mes mains enragées, je cogne à ta porte,
Mais tu refuses de me laisser t'aimer ...

Je t'aime à la folie.



(Bribes du poème
"A la folie ..." d'Inf3kti0n d'aut0mn3
que j'ai desespérement saccagé).

# Posté le dimanche 12 avril 2009 10:52

Modifié le lundi 11 mai 2009 10:19

Ces jours, je n'ai plus qu'un rêve, qu'une obsession.
Ces jours, tout ce que j'aime, ce que je désire,
Ce qui me fait palir, absorbe ma raison :
Toi, tes mains amoureuses qui me font frémir.

# Posté le dimanche 12 avril 2009 10:48