J'ai la sensation que depuis toujours
Ma seule issue est que la Mort m'étreigne.
Aujourd'hui je n'attends plus rien des jours,
Sinon que sa fauche blanche me prenne.

Mon âme est trop gravement affolée,
Ma naissance fruit d'un jour erroné
Ici, personne ne veut m'enlacer;
Tu sais, on me l'a souvent répété.

Je n'ai jamais vraiment été aimée
De parenté, d'amour ou d'amitié,
La vomir, ô combien je le voudrais,
La vomir cette âme tant détestée.

Des jours, je me suis laissée emporter
Par quelques illusions démesurées :
Que sur ce Grand Théâtre je grimpais ...
Et chaque fois, je suis morte noyée.


La lassitude a fait que ton amour
Aimé de toutes mes flammes, s'éteigne.
Je souffre tellement de tes mamours,
Dont l'espace d'une vie, je fus reine !


# Posté le dimanche 12 avril 2009 10:47

Poème pour mon gros nounours <3


Un jour, un être merveilleux j'ai découvert,
Une âme généreuse, et des plus entières,
Et de là est née une amitié singulière,
Tu sais bien que les sentiments faux m'exaspèrent.

Ne penses pas que je n'aime que tes caresses,
Ton âme entière attise mon amour sincère :
A chaque minute, ta présence me presse,
Notre lien fort, dans ma solitude, m'éclaire.

Et si jamais tes bras ne me sont plus ouverts
Je m'en irai, te pleurer dans ceux de la Mort.
Je me rappelle ces moments dans les clairières :
Peur éveillée de te perdre : mon coeur se tord.

# Posté le lundi 06 avril 2009 04:21

Gothique


J'exprime par le cuir de mes colliers
La soumission portée à mon amant,
Au travers de mes jupes dentelées
Les féminités taries par le temps.

Mes serre-tailles, les corps paufinant,
Font appel aux noblesse distinguées;
Sombres et hors du temps, mes vêtements
Me transportent en d'élégantes contrées.

# Posté le mardi 31 mars 2009 07:37

Le couple se promenait, uni par la main, longeant les ruelles entrecroisées que le temps de la noblesse a bâti.
Les cheveux d'automne ondulés de la jeune fille, attachés aux côtés par de fines tresses, ondoyaient dans la brise légère des soirs de printemps. Elle portait une longue robe de velours pourpre. Ses seins étaient bordés de dentelles minutieuses et un corset noir honorait sa silhouette.
Ils marchaient sur les pavés gris et arrivaient, à l'issue du chemin à emprunté, dans un temple de nature ou pétillait une petite rivière.
L'homme qui l'escortait était marqué d'un dandysme sobre et ténébreux. Un chapeau noir coiffait ses cheveux clairs tombants sur ses épaules. Ses yeux pénétraient d'une couleur singulière, ces yeux de mystère obscur. Il avait des lèvres roses charnues.
Tenant sa belle du regard, il ôtait son chapeau d'un geste théâtral, et le faisait tournoyer jusqu'à un rocher environnant. Profitant de cette brève distraction manigancée, il surprenait de ses mains sa douce princesse, l'amenant par les hanches jusqu'à ses jambes frissonnantes de tendresse.

# Posté le mardi 31 mars 2009 07:32


J'aurais aimé avoir l'aisance d'exister.

Je ne sais que graver les mots sur le papier.
Mon coeur étouffe. Mon âme voudrait parler.

Et je meurs d'une jalousie ensanglantée.


# Posté le samedi 28 mars 2009 14:11