Les clavecins altiers et les lyres antiques.
Je la suis. Tombe dans un gouffre symphonique.
Je m'éprends et je m'éperds dans un ch½ur sismique ...)
Les longues plaintes, démentes et distordues
Ensorcellent d'une folie machiavélique,
Et l'on voit dans la sylve noire l'amant déchu
S'exhorter sous la Lune de cris diaboliques.
La chorale, haute et typiquement auguste
Fait revivre les noblesses de chants lyriques,
Et de son coeur hautain, céleste mais robuste,
Rend vifs nos coeurs et nous pare de folklorique.
Les discours graves, impartiaux et résolus
Remplissent de combativité nos éthiques,
Répit content pour toutes ces âmes fourbues,
Salut à tous ces pauvres guerriers homériques.
Les instruments complaignent leurs joies et blessures,
Ces instruments nobles de bois ou électriques,
Ces instruments tintant de cuivre et ceux battus,
Ce quatuor de mon coeur ces cordes mystiques.

